De nos jours, les haies disparaissent des paysages. Le remembrement rural ainsi que l'évolution des techniques agricoles en sont en grande partie responsables. Beaucoup de haies ne sont âgées que de cent ou deux cents ans, mais quelques-unes sillonnaient déjà la campagne il y a plus de mille ans.

Lorsqu'un paysage que l'on aime est menacé, il est souvent trop tard pour le préserver. Des chercheurs étudient aujourd'hui le rôle des haies dans la vie de la campagne par son action sur la flore et la faune qui y établit son habitat. Aussi bien comme témoin historique que comme réserve naturelle, la haie apporte un bon exemple de l'équilibre nécessaire entre le travail de l'homme et l'environnement.

La haie n'est pas seulement belle, c'est aussi un capital économique. Elle fut utilisée pendant des siècles dans le monde rural, génération après génération, comme source de fourrage, de combustible, de nourriture et même comme réserve de plantes médicinales. Elle contribue à la fertilité de la campagne par son rôle de coupe-vent ; elle stabilise les sols, abrite nombre d'animaux et leur fournit la nourriture. Elle retient l'humidité et crée des microclimats, offre le gîte aux oiseaux qui sont les moins chers et les plus efficaces des insecticides. Elle est aussi une réserve presque inépuisable de bois.

Une bonne haie,. sans doute, est plus longue à "construire" qu'un mur de parpaings; mais quand elle existe, elle présente la particularité de se renforcer d'année en année, se développant dans la diversité. Elle devient l'habitat d'élection de nombreuses espèces végétales et animales. Sa disparition entraîne un déséquilibre de la nature (dont, hélas, certains n'ont que faire...). La haie est donc une frontière, une clôture et surtout une stupéfiante réserve naturelle à conserver. Maintenant réduit à une peau de chagrin, il nous faut reconstituer ce patrimoine.

Une haie et sa faune

Outre le fait qu'elles s'avèrent utiles pour délimiter les terrains, les haies abritent une faune et une flore très variées. Constituées d'arbres et d'arbustes (aubépine, orme, frêne, troène, houx et rose sauvage), elles servent de refuge à divers animaux, comme le hérisson, le blaireau, la belette, la souris ou le campagnol.
National Geographic Society "Une haie et sa faune", Encyclopédie Microsoft® Encarta® 2001. © 1993-2000 Microsoft Corporation.

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